Laetitita Hespel, Cimes et Racines, cueilleuse de bien-être

Je m’appelle Laetitia, j’ai 38 ans et suis maman de 3 enfants. J’habite à Alex et je dirais que je suis du pays même si je n’ai pas trois générations au cimetière. 😉 Mon caractère ? je suis curieuse, dans l’action et très « nature ».

Quel est le nom de votre projet/votre entreprise ?

Ma toute petite entreprise porte le nom du jardin, Cimes et racines, un jardin à 800m d’altitude à Alex, sur les contreforts du Mont Baret. C’est une aventure toute jeune. Je termine ma 2ème année.

En quoi consiste votre activité ?

Je suis Cueilleuse. Je cueille une trentaine de plantes médicinales qui poussent en milieu sauvage ou que je cultive en bio sur une petite surface. Les cultures sont certifiées en agriculture biologique. Les cueillettes sauvages sont effectuées en Savoie et Haute-Savoie et certifiées aussi par ECOCERT. 

Artisane du végétal, je travaille à la main, et sèche mes plantes à basse température sur des claies traditionnelles pour conserver toute leur saveurs et couleurs. Aujourd’hui les ¾ de ma production sont des commandes pour du demi-gros. (Cuvée 2020 : près de 170 kilos de plantes sèches, soit plus d’une demi-tonne de plantes fraiches.) 

La prochaine étape :  fabriquer mes propres produits pour les vendre en direct. En attendant de mettre en place la petite fabrique, je partage mon métier à travers des ateliers autour des plantes (herboristerie, saponification à froid) de novembre à mars.

Quels ont été les challenges depuis sa création jusqu’à aujourd’hui ?

Ils ont été nombreux. D’un point de vue personnel, ce fut d’abord de garder la foi en mon projet, persévérer malgré les embuches, maintenir l’équilibre avec la vie de famille.

Du coté agricole, le challenge a été immense : produire des plantes médicinales sur un terrain sans accès, en pente, argileux, compact, en lisière de forêt mais aussi s’adapter et apprendre une multitude de choses comme apprivoiser la réglementation, manier une tronçonneuse, planter 200 poteaux à la cloche ou encore faire son site internet.

Il a fallu ensuite trouver le bon vecteur de distribution. J’ai choisi pour l’instant de travailler sur commande pour des laboratoires. Cela me permet de consolider le cœur du métier et d’ajouter par la suite d’autres branches à mon activité, l’accueil, la fabrication de produits. Je suis très attachée à la pluriactivité.

Quels sont aujourd’hui vos besoins pour aller plus loin ?

Mes besoins aujourd’hui se portent sur quelques investissements pour optimiser le séchoir et la découpe des plantes, mettre en place un e-shop et un petit laboratoire pour fabriquer mes produits.

Faire de sa passion son métier est un rêve pour beaucoup. Diriez-vous que vous l’avez réalisé ?

Oui tout à fait. Cela n’a pas été facile, mais aujourd’hui je suis fière du chemin parcouru, d’avoir créé mon emploi, de mettre en valeurs les plantes et mon territoire à travers mon métier.

Le plus dur est d’oser. Une fois que le premier pas est fait, tout s’enchaine… On se nourrit tous les jours de cette joie de faire un métier passion et cette énergie positive nous booste pour poursuivre la route, malgré les embuches de l’ entrepreneuriat et les aléas de travailler avec du vivant.

Comment avez-vous connu le Rezo des Fondus ?

J’ai connu le Rezo des Fondus, par Anne Delionnet de la ferme de Giez

En quoi ce réseau peut-il pour le développement de votre projet/entreprise ?

La raison d’être du Rezo est de créer du lien, mailler le territoire, tisser une toile. Le rezo peut m’apporter des rencontres, de l’inspiration mais aussi une multitude de liens, comme un fournisseur, un client, un partenaire, un OT qui recherche des animations, un responsable RH à la recherche d’un atelier insolite en teambuilding… et surement d’autres belles choses que je ne soupçonne pas.

Nous vivons actuellement une situation difficile pour les TPE et PME avec le COVID-19. Un mot de soutien aux autres entrepreneurs / votre sentiment concernant cette situation ?

Traverser cette crise c’est comme traverser une tempête en mer ou en montagne. Il faut tenir la barre, garder le cap sans aucune visibilité, faire des choix, s’adapter, concentrer son énergie sur les paramètres que l’on peut bouger :  changer d’itinéraire, réduire sa cadence, s’alléger du superflu, prendre soin de son équipage, faire les traces dans la neige pour son collègue, garder le sourire et l’entraide au sein de la cordée. J’ai confiance en l’être humain, plus il y aura de connexions, de liens entre les Hommes, plus la toile sera tissée, plus notre écosystème sera résilient.

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Rezo des Fondus