Maïlys Hernandez, 20 ans, dévale les pentes de l’entrepreneuriat avec «Luge Livraison» !

Luge est un service de livraison de petits-déjeuners et de repas en station de ski, sous la forme d’une solution 100% digitalisée. Entrepreneure née, à seulement 20 ans, Maïlys lance Luge officiellement cet hiver sur Tignes et bouillonne d’idées pour faire grandir son entreprise. Rezo des Fondus l’a rencontrée au Craic Annecy autour d’un café. Portrait d’une jeune-femme solaire et positive dont la créativité débordante est contagieuse !

Quel a été ton parcours et d’où es-tu originaire ?

J’ai grandi à Paris. C’est au lycée que je me suis découvert une passion pour le ski. Lorsque j’ai dû choisir mon orientation post-bac, je savais déjà que je voulais travailler pour le marché du ski. J’ai alors quitté Paris pour venir étudier dans les Alpes, plus précisément dans le bassin annécien au cœur de la Haute-Savoie et surtout berceau du marché du ski en France. J’ai intégré l’IAE Savoie Mont-Blanc d’Annecy en filière Économie-Gestion afin de pouvoir profiter du réseau d’entreprises de mon université et de sa proximité stimulante avec les acteurs français du ski.

L’entrepreneuriat te taraudait déjà toute jeune. Raconte-nous.

J’ai toujours aimé « entreprendre » des projets et aller au bout de mes idées. Au collège déjà, j’ai été à l’origine de plusieurs opérations caritatives. Avec l’accord de la direction, mes initiatives ont porté leurs fruits. Par ces expériences j’ai pu apprendre à rassembler des gens autour d’un projet, à organiser des évènements et à communiquer. C’est à mon entrée au lycée, lorsque mes parents sont devenus propriétaires en station de ski, que je me suis intéressée aux problématiques rencontrées par les particuliers en station de ski et les commerçants. En allant régulièrement en station de ski, j’ai ainsi pu rencontrer beaucoup de professionnels ou de loueurs qui me faisaient part de leurs difficultés lors des saisons. Créer une place de marché répondant à un problème personnel me tenait donc à cœur.

A 18 ans seulement, j’avais déjà eu une idée de projet d’entreprise au service des touristes en station de ski. J’ai ensuite fait pivoté mon modèle, j’ai opté pour l’axe de la restauration via le digital, qui est un marché en plein boom, pourtant encore peu présent en stations de ski. Le projet est soutenu par Initiative Grand Annecy. Ambassadrice start-up, digital et innovation de Tignes. Je suis également responsable sponsors financiers Startup Week-end Annecy et déléguée des étudiants-entrepreneurs de l’Université Savoie Mont Blanc.

Quels ont été les défis majeurs ?

Être crédible malgré son jeune âge n’a pas été simple au départ. En n’étant pas originaire de la station, il fallait également y faire sa place et être accueillie favorablement. L’idée a séduit Tignes Développement, ils m’ont nommé ambassadrice « startup digital et innovation ». Tignes est devenu un partenaire, ils m’appuient auprès des restaurateurs et ont compris l’enjeu du besoin de dynamisme de la part de la clientèle. Nous organisons un événement le 6/7/8 mars avec 10 startups innovantes. Une sorte de Sommet aux Sommets ! Il sera possible de s’inscrire début janvier.

D’où vient cette vocation entrepreneuriale ?

Mes parents ne sont pas entrepreneurs. Mais ils m’ont toujours fait confiance, écoutée, laissée libre. J’ai toujours une personnalité proactive et j’avais plein de projets stockés dans mon ordinateur ! Ce serait inconcevable pour moi d’être salariée. Je m’ennuierais. Je vais souvent à l’IUT, IAE, INSEEC pour parler d’entrepreneuriat. Rien n’est fait aujourd’hui pour avoir des aménagements de cours. Je me suis battue et depuis ma 2ème année d’univeristé, j’ai eu droit à des équivalences. Mon projet a été au service de mes études, et je vais prolonger mes études au service de mon projet !

Quels ont été les soutiens précieux lors du lancement ?

J’ai été entendue à l’université, j’ai été accompagnée par l’USMB et j’ai eu un tuteur au sein de l’université. J’ai ensuite été accompagnée par Maxime Michel d’IGA. Lors d’un Startup Weekend, j’ai rencontré le directeur marketing de Salomon qui m’a donné des conseils avisés. J’ai ensuite obtenu un prêt d’honneur par Initiative Grand Annecy pour lancer le projet et j’ai ensuite souscrit à un emprunt bancaire.

A quel stade de développement est Luge à ce jour ?

Nous lançons l’activité sur Tignes cet hiver, qui sert de station pilote. Le modèle est duplicable, avec l’objectif ensuite de le développer dans toutes les stations en France puis en Suisse.

La plateforme est en ligne. L’activité est en plein lancement. Comment cela fonctionne ?

Le client se rend sur www.luge-livraison.com où il a accès à la carte de la boulangerie et aux cartes des restaurateurs. Il fait son choix, puis il est livré. On souhaite passer au transport 100% green. Pour ce faire, on teste la livraison en scooter électrique prochainement avec la startup Moon Bikes. Un scooter des neiges 100% électrique et silencieux, plus petit et mobile.

Comment as-tu connu le Rezo des Fondus ?

J’ai entendu du RDF via IGA et les réseaux sociaux. Je suis venue à la Soirée de lancement le 9 octobre à l’Impérial Palace et j’ai adoré. Dès le lendemain je me suis créé un profil sur le réseau. C’est une sorte de LinkedIn plus précis, on y fait des rencontres plus locales et pertinentes. Via le Rezo des Fondus j’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont proposé de m’ouvrir leurs réseaux pour aller en stations de ski. J’ai rencontré des partenaires potentiels. J’ai aussi rencontré d’autres acteurs comme OOP’S Livraison et des membres du Rezo qui m’ont fait des feed-backs très positifs.

Tu es candidate pour les « Fondus ont du Talent ». En quoi cela peut t’être utile ?

C’est un soutien précieux car j’ai besoin d’un réseau local et de s’entraider entre entrepreneurs. La possibilité de pitcher aux événements est une incroyable mise en lumière aussi. Et j’ai envie de parler du Rezo à mes amis entrepreneurs. Enfin bien sûr : d’être retenue pour apparaître dans le Film “Les Fondus ont du Talent” en septembre 2020 !

Quels sont tes besoins prioritaires ?

  • A court terme : pour me développer dans d’autres stations en fin de saison j’aurai besoin de réseaux dans ces stations de ski notamment pour recruter.
  • A moyen terme : on va créer une marque pour le marché Premium et on aura besoin d’aide pour sonder les besoins des clients.
  • Au quotidien : faire savoir aux acteurs des stations de ski et aux restaurateurs que ce service existe. On aimerait avoir un ambassadeur Luge dans chaque station !

Tu essaimes le message « osez entreprendre » auprès de la jeune génération. Que dirais-tu à celles et ceux qui n’osent pas ?

Il faut s’écouter soi. Il faut respecter ses idées et ses valeurs. On se crée un job qui nous correspond à 200% : il faut bien s’entourer et choisir les personnes avec lesquelles on souhaite travailler. Je n’ai même pas l’impression de travailler depuis deux ans. C’est juste du plaisir. Entreprendre jeune c’est super car on est libre, on n’a pas de responsabilités, d’enfants, de job à quitter.

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