#1 Passer du cercle des préoccupations au cercle d’influence

Article proposé par Claire Gadroit, Entrepreneure & Fondatrice du Rezo des Fondus. Animatrice d’un séminaire en soft skills inédit à destination des professionnels et entrepreneurs, prochainement lancé en Haute-Savoie : « Être entrepreneur de sa vie ».


Ressasser, perdre de l’énergie à tenter de changer ce qui ne peut l’être au lieu de focaliser son attention sur ce qui peut bouger, apporter de la joie et de la douceur. Comment passer enfin du cercle des préoccupations au cercle d’influence ?

Stephen Covey dans son livre « les 7 habitudes des gens efficaces » décrit le cercle des préoccupations, comme étant un mouvement qui nous happe dans une spirale négative, celle de la passivité, nous empêchant de passer dans le cercle d’influence, celui de l’action, spirale positive accompagnée de pensées positives. 

Stephen Covey y fait la différence entre les « réactifs », ceux qui dépendent de leur environnement social ou de la « météo sociale », et les « proactifs » guidés par leurs propres valeurs internes. Les « réactifs » se laissent piloter par leurs impressions, les circonstances, les conditions. Les proactifs se dirigent en fonction choix réfléchis, de valeurs intérieures. S’ils restent influencés par la « météo sociale », leur réponse est un choix. Entre ce qui leur arrive et leur réaction s’interpose leur liberté, et donc le pouvoir de choisir une attitude.

Alors comment passer du cercle des préoccupations au cercle d’influence ? En faisant nôtre cette citation d’Aristote « nous sommes ce que nous répétons chaque jour, l’excellence n’est alors plus un acte mais une habitude ».  En tentant d’identifier les préoccupations qui nous enferment et en mettant en oeuvre des comportements quotidiens qui nous libèrent au fil du temps.

Les « 4 C » du cercle des préoccupations :

-La complainte : elle nous conduit à des ruminations mentales, diminue notre énergie et puise dans nos réserves au détriment de notre force d’action.

-La compétition : elle dirige notre énergie au mauvais endroit, elle la situe en dehors de nous-mêmes, en lien avec les autres comme la comparaison.

-La comparaison : elle nous définit par rapport aux autres et non en fonction de valeurs personnelles fortes, ni de convictions sur soi.

-La critique : elle est forcément toxique quand nous la laissons nous envahir ou que nous l’utilisons contre les autres. Pour être efficace, l’énergie doit partir de soi pour aller vers les aspirations profondes du « moi ».

Les « 4C » du cercle d’influence :

-Le centrage : il permet de se centrer sur soi, de mieux appréhender son ressenti, ses besoins, en gardant à l’esprit que notre bonheur ne dépend que de nous, que les autres ne peuvent nous blesser que si nous l’acceptons.

-La conscience : elle permet d’être en lien avec son intériorité, de s’accepter tel que l’on est sans jugement, avec ses qualités, ses forces comme de ses fragilités pour avoir une vision adaptée de la manière dont nous pouvons agir.

-La compréhension : elle permet l’empathie, l’écoute attentive, la capacité à comprendre l’autre sa manière de penser et d’agir. Cette capacité permet de créer un climat propice au dialogue et à l’échange qui nous nourrit.

-Le courage : il donne la possibilité d’exprimer ses sentiments, ses besoins avec forces, d’agir en étant à l’écoute de soi et dans le respect de l’autre. 

Frédéric Bosqué, co-fondateur de TERA, explique la zone de préoccupation et la zone d’influence

« Il faut s’occuper de sa zone d’influence et abandonner sa zone de préoccupation » Frédéric Bosqué, co-fondateur de TERA

Frédéric Bosqué de Tera, explique la zone de préoccupation et la zone d’influence. Une bonne approche pour réagir au coronavirus et proposer des changements locaux.

Pour Frédéric Bosqué, co-fondateur du village expérimental TERA (Lot-et-Garonne), la résilience passe inévitablement par la relocalisation du pouvoir d’agir. Selon lui, , « il faut s’occuper de sa zone d’influence et abandonner sa zone de préoccupation ».

En effet, constatant que chacun.e a une certaine quantité d’énergie qui lui permet de penser et agir, il considère que se préoccuper de problématiques vastes, larges et lointaines affaiblit notre stock d’énergie en l’éparpillant : notre possibilité d’agir est abstraite, inhibant ainsi les éventuels impacts de notre action.

Au contraire, le fait d’agir et de s’impliquer là où nous avons de l’influence, c’est-à-dire là où nous habitons, travaillons, vivons, optimise notre énergie. Cela rend nos actions fertiles (elles ont potentiellement beaucoup de chances d’aboutir) et donc motivantes (le fait de récolter ce qu’on a semé nous donne satisfaction et nous apporte davantage d’énergie). Cela enclenche un cercle vertueux, qui permet de faire grandir toujours plus sa zone d’influence.

C’est le modèle que Bardane défend à travers ses actions d’accompagnement, et son adhésion à la Fabrique des Transitions. Développer la résilience en se concentrant tout d’abord la connaissance du territoire, et créer une émulation autour de la transition pour favoriser l’émergence d’initiatives.

Car nous sommes convaincues que les solutions pour les territoires ruraux viendront… des territoires ruraux.

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